Des lignes rouges de Darmanin à l’amendement 111: Tamanta impiastrata…
Oui, mille fois oui, l’autonomie de la Corse serait une bonne chose, dans nos perspectives comme étape vers l’indépendance, dans l’esprit des autonomistes comme but ultime. Cette différence d’objectifs à terme n’a jamais empêché l’union de se faire, notamment en 2015. Le problème est que ce qui est actuellement à attendre dans le cadre de la révision constitutionnelle concernant la Corse n’est pas l’autonomie. Si la procédure arrive à son terme – ce qui n’est pas certain à l’heure où nous parlons –, le statut de l’île aura bien le nom d’autonomie mais ne sera pas une autonomie, faute d’un pouvoir législatif sans entraves – critère juridique et politique de l’autonomie –, que plus personne n’espère sérieusement aujourd’hui. Et s’il s’agissait uniquement d’une « coquille vide », on pourrait espérer qu’avec le temps, un contenu y serait inséré. Mais outre sa vacuité sidérale, cette coquille est verrouillée, et triplement verrouillée. Le premier verrou c’est évidemment le principe constitu...









