LES CORSES DEHORS !





Voici un intéressant - et inquiétant - article publié dans le Journal de la Corse. Il rend compte d’un phénomène que le regretté Aimé Césaire, poète et élu martiniquais (aux idées pourtant peu radicales), n’a pas hésité à appeler « génocide par substitution ». Accueillir et adopter des étrangers est une chose, se faire jeter hors de chez soi par la force de l’argent en est une autre. Depuis des années, les indépendantistes n’ont cessé d’alerter l’opinion sur ce processus, dans l’indifférence totale des politiques aux affaires, et même de certains Corses se réclamant de la nation.

Mais lisez plutôt…



Disparus les Corses !

C´est arrivé ! Pour la première fois dans l´histoire de cette île un village est peuplé de non corses, 
d´allogènes comme disent les démographes pour signifier ceux qui ne sont pas originaires du coin contrairement aux autochtones qui, eux, le sont. Il existe donc en Haute-Corse (mais la précision 
s´arrêtera-là pour les raisons que l´on devine) une commune dont les maisons ont été achetées, les unes après les autres, par des Français du Continent qui y on élu domicile après les avoir restaurées pour pouvoir y vivre confortablement. Certains y viennent en vacances alors que d´autres y restent toute 
l´année, ayant même choisi leur place au cimetière, pour affirmer leur intention d´un séjour définitif. 
Il est fort possible qu´aux prochaines élections municipales ils désigneront l´un d´entre eux pour conduire les destinées de la commune et ce sera de bonne guerre. Pour l´heure, le maire sortant est corse mais il réside à la ville. Peut-être pour ne pas faire de l´ombre à ses nouveaux administrés qui 
d´ailleurs « l´aiment bien ». Comment en est on arrivé là ? Tout simplement parce que les anciens propriétaires des maisons les ont vendues, la formule « A terra corsa a i Corsi » ne leur inspirant aucune réticence. Cette « terra corsa » que l´on vend, que l´on brade même selon les besoins ou les urgences, risque un jour de passer totalement dans d´autres mains. Malgré les slogans des nationalistes. Il faudra certes encore du temps, beaucoup de temps, avant que le transvasement ethnique soit significatif. Mais le processus est engagé et ont voit mal comment il pourrait être arrêté. D´autant que les actions violentes ne semblent pas produire l´effet escompté. Mais une telle occupation n´est pas spécifique à la Corse. Elle existe ailleurs, notamment aux Baléares où les Allemands possèdent des milliers d´hectares bâtis et non bâtis ou en Toscane « achetée » par les Anglais, les Suisses et les Allemands. Sans que les autochtones y trouvent à redire. Puisque, affirment-ils, « les étrangers n´emporteront jamais la terre à la semelle de leur souliers »

J.N.C.

(Journal de la Corse, 13 au 19 mars 2009.)

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